(in English below)

Référente mobilité chez les Compagnons du Devoir depuis un peu plus de deux ans, Noémie travaille pour trois régions : Hauts-De-France, Île-De-France et Normandie. Focus sur son quotidien à 100 à l’heure.

-        Comment es-tu devenue référente mobilité chez les Compagnons ?

Grâce à un heureux hasard ! Après mes études d’anglais et tourisme culturel, j’ai beaucoup voyagé et travaillé à l’étranger et souhaitais rester dans ce milieu. Il y a un peu plus de 3 ans je suis tombée sur une annonce des Compagnons qui recherchaient une traductrice-accompagnatrice pour une mobilité courte en République Tchèque, j’ai sauté sur l’occasion. S’en est suivi après deux autres collaborations pour des mobilités en Suède et Finlande avec la région des Hauts-De-France. Quelque temps après ces dernières, la référente mobilité a quitté son poste pour voguer vers de nouveaux horizons et après un entretien avec le délégué régional… je suis là aujourd’hui !

-        Quelles sont tes missions ?

Je travaille principalement sur les mobilités courtes qui durent 3 semaines chez les Compagnons. Une fois informée des sessions sélectionnées par les délégués régionaux pour les mobilités, je travaille avec les formateurs pour sélectionner les destinations adéquates en fonction de leurs attentes. Par exemple, est-il plus bénéfique pour les apprentis d’être en CFA et de se focaliser sur un sujet précis ou alors de travailler en entreprise ? Une fois ces choix effectués, je contacte nos partenaires européens pour voir ce qui est possible et établis un budget prévisionnel. Il faut penser à l’ensemble du séjour : l’hébergement, la restauration, les transports, les sorties culturelles… Car en plus de l’expérience professionnelle qui attend nos apprentis, je souhaite leur faire découvrir un maximum le pays de destination. Je programme des visites guidées, des musées, des randonnées… La mobilité courte, c’est aussi une expérience socio-culturelle.

Une fois que toute la programmation est prête, j’organise une réunion d’information avec les apprentis, leurs familles et entreprises françaises pour présenter le projet en détail. J’en profite pour leur expliquer tous les documents dont j’ai besoin pour le départ. C’est le moment parfois un peu délicat car l’administratif n’est pas le fort des jeunes. Il y a beaucoup de choses à prendre en compte : les conventions erasmus, les papiers d’identité, les autorisations de sortie de territoire, les assurances… Je dois m’assurer que tout est en ordre pour chaque jeune avant le départ, un vrai travail de fourmi !

Quand le groupe est enfin à l’étranger, je m’assure que tout se passe bien et reste disponible H24 : je suis en contact régulier avec le formateur, le traducteur et avec notre partenaire sur place en cas de problème. Au retour du groupe, je m’entretiens avec le formateur pour faire un bilan de la mobilité et le transmet aux entreprises Françaises des jeunes afin qu’elles soient au courant de ce que leurs apprentis ont fait pendant ces 3 semaines. J’adresse également un bilan à notre partenaire, c’est utile pour parfois s’améliorer sur certains points. Enfin, quand les jeunes reviennent au CFA je m’entretiens avec eux pour avoir leur feedback et leur remettre leurs europass.

Les dernières étapes de la mobilité sont plus administratives : je transmets tous les éléments justificatifs à notre service international pour transmission à erasmus et je dresse un bilan financier de l’action.

En moyenne, l’organisation d’une mobilité dure presque 1 an !

-        Qu’est ce qui te motive à être référente mobilité chez les Compagnons du Devoir ?

L’opportunité qu’on offre aux jeunes ! Nos apprentis ont des rythmes de travail élevés, certains sont totalement dédiés à leur métier, c’est une belle récompense pour eux. En plus le voyage est dans l’ADN des Compagnons du Devoir depuis toujours, c’est une suite logique à leur apprentissage. Je me suis moi-même beaucoup construite à travers mes divers voyages et expériences à l’étranger, j’en ai tiré beaucoup de choses, je trouve que c’est gratifiant de pouvoir partager cela avec nos jeunes ! Je me dis que quelque part j’ai un petit impact dans leurs vies et leurs visions du monde. Et ça, ça n’a pas de prix.  

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It has been a bit more than two years that Noémie, our mobility coordinator, is in charge of three regions at Les Compagnons du Devoir: Hauts-De-France, Île-De-France and Normandy. Let’s focus on her everyday life –in  the fast lane.

-        How did you become a mobility coordinator at les Compagnons du Devoir?

Thanks to a happy coincidence! After my master in English studies and heritage tourism, I traveled a lot and worked abroad and wished to remain in this area. A little bit more than three years ago, I stumbled upon a job offer from les Compagnons. They were looking for a translator-chaperone for a short-term mobility in Czech Republic. I jumped at the opportunity! This experience was followed by another two collaborations on short-term mobilities in Sweden and Finland organized by the Hauts-De-France region. A couple of months later the former mobility coordinator quit her job to discover new horizons and after an interview with the regional director… I am here today!

-        What are your daily missions?

I mainly work on short-term mobility which lasts three weeks at les Compagnons. Once I have been informed which groups have been selected to benefit from the mobility by the regional directors, I work with the trainers to select the most suitable destination according to their expectations. For instance, will the apprentices benefit from being in  a training center  to focus on one specific aspect of the trade or to be immersed in a company? Once these choices are made, I reach out to our European partners to establish what is doable or not and work on an estimated budget. You have to think of the mobility as a whole: accommodation, transportation, cultural visits… In addition to the professional experience that awaits our apprentices, I want them to discover their host country. I organize (or our partner organizes) guided tours, museum visits, hikes…For me the short-term mobility is also a real socio-cultural experience.

Once the whole program is ready, I set up a meeting with the apprentices, their families and French companies to introduce the project into details. This is also the opportunity to explain all the needed paperwork for their departure. Most of the time, this is the tricky part because administrative paperwork is not the apprentices’ strength at all. There are a lot of aspects to take into account: the Erasmus agreements, identity papers, insurances, official authorization to leave the country etc. I have to make sure that everything is in order for each youngster before departure, it is a real painstaking work!

When the group is finally abroad, I make sure that everything is going smoothly and stay available 24/7: I am in touch with the trainer and chaperone on a daily basis and with our partner on site in case of an issue. When the group comes back, I meet up with the trainer to assess the mobility and send a sum up to the apprentices’ French companies for them to be aware of what their apprentice did during these 3 weeks. I also send an assessment to our partner, it is useful sometimes to improve on some aspects for potential upcoming groups. In the end, when the apprentices are coming back to the training center I also meet up with them to get their feedback and hand out their europass.

The last steps of the mobility are more on the administrative side: I transfer all the elements to our International Service who is connected to Erasmus, and I establish the final statement of account of each mobility.

 Organizing a mobility lasts almost one  year !

-        What motivates you to be a mobility coordinator at Les Compagnons du Devoir?

The opportunity that we offer to the youngsters! Our apprentices have a very fast work pace, some of them fully dedicate themselves to their trade, so it is a great reward for them. Furthermore, travelling has always been in the DNA of Les Compagnons du Devoir, it is a logical follow-up to their training. Personally, I am who I am today because of my travels and experiences abroad and I’ve gained a great deal of benefit from these. I think it is so rewarding to be able to share all of that with our apprentices. I say to myself that somehow I have a tiny impact on their lives and their perceptions of the world. It’s the greatest feeling in the world.

Crédit photos : Noémie Maurice